La Tour Triangle: un pari transformable

La séduction représente la maîtrise de l’univers symbolique, alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l’univers réel » De la séduction/ Jean Baudrillard

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Qu’est un bâtiment écologique?

Véritablement un bâtiment écologique est celui qui procède de la récupération des matériaux utilisés le plus près possible du lieu, économie de moyens, économie de transport,  et recyclage. Si l’on ose véritablement ces contraintes fondamentales, le bidonville ou campement Rom peut être défini comme écologique: pourtant il ne l’est pas.
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Pourquoi ne l’est-il pas?

Parce que les Roms se branchent, captent les ressources en eau, en énergie, ne suivent pas les règles communes, ont les leurs propres.

Parce que nous vivons dans un système de propriété, dans un environnement sophistiqué ou par un paradoxe étonnant, l’idéal de la non consommation, du refus des règles est difficile à appliquer pour les écologistes et politiques de papier parisiens.

Mépriser toute forme de dynamisme économique  c’est tout de même un sacré luxe.

Si l’on pouvait arrêter de conjuguer politique avec opportunisme et  mettre en avant intelligence et profit, projet collectif faites moi signe!

Le vrai sujet reste la qualité des investissements , la redistribution des bénéfices dans des activités écologiquement intelligentes, c’est à dire n’altérant en rien la vie de la cité tout en liant .

l’architecte Thierry Herzog  en parle (Le Point de cette semaine) :

Le Conseil de Paris se prononcera mi-novembre pour ou contre ce projet. Comprenez-vous les craintes des associations de riverains et de certains élus concernant l’impact d’une tour de 180 mètres de hauteur sur son environnement immédiat ? 

Impact oui, mais impact positif. Tout d’abord sur l’avenue Ernest-Renan, qui retrouvera l’aspect d’une rue parisienne avec ses commerces et cafés. En outre, Triangle créera un lien majeur entre Paris et Issy-les-Moulineaux et Vanves. Il ne s’agit pas de faire une tour qu’on insère en plein milieu d’un quartier, comme avec la tour Montparnasse, mais en bordure. Triangle a le potentiel d’un bâtiment transformateur qui attirera les gens et deviendra le symbole d’une ville qui veut vivre et ne pas devenir un musée. Il n’enlèvera rien au quartier, au contraire, il faut regarder Triangle dans son environnement, comme l’un des moteurs d’un morceau de Paris en plein changement.

Quelles technologies innovantes utilisez-vous dans vos récents projets ?

Dans notre dernier projet pour l’industriel suisse Ricola, le Kräuterzentrum, nous avons utilisé la terre comme matériau principal afin de construire un bâtiment qui centralise le processus de traitement des plantes. On ne fait bien sûr pas de tours en terre… Nous avons utilisé le verre et le béton, qui ont fait d’énormes progrès en termes d’impact écologique. La question de l’écologie a toujours été primordiale dans notre travail. Au sens où nous l’entendons, le projet Triangle sera écologique dans la mesure où il détient un potentiel transformateur. Il s’agit non seulement qu’une structure soit réalisée sur une base physiquement solide, mais aussi sur un fondement intellectuel qui anticipe une possible transformation future. Les bâtiments importants de l’Histoire ont été transformés et réutilisés à plusieurs reprises, par exemple le Colisée ou le palais de Dioclétien, qui est devenu le centre historique de Split. Il faut que les gens aiment un bâtiment. Et quand les gens aiment et acceptent un bâtiment, il survit, et il survit dans la mesure où il possède ce potentiel transformateur.le-projet-triangle_herzog-de-meuron_msp1

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